Dans les régions africaines où l’élevage est au cœur de la vie quotidienne, une chèvre, une poule ou une vache représente bien plus que de la nourriture ou un commerce. Pour les femmes, ces animaux constituent les fondements de l’autonomie économique et leur permettent de renforcer leur position au sein de la communauté. Vétérinaires Sans Frontières y contribue en offrant non seulement des animaux aux femmes qui en ont besoin, mais aussi des formations et un accompagnement. Grâce à cela, ces femmes acquièrent les connaissances et les ressources nécessaires pour bâtir un avenir durable. Voici les histoires de Marie-Rose, Justine et Minata.
Rétrospective de l’année 2024
Des campagnes de vaccination au Niger au lancement d’un nouvel outil numérique en milieu rural au Burundi, 2024 a été une année bien remplie pour Vétérinaires Sans Frontières. Nous sommes heureux de revenir avec vous sur quelques réalisations de l’année écoulée, en collaboration avec des partenaires internationaux et locaux.
Quand le crédit-élevage ouvre la voie de l’entreprenariat au Burundi
Pour une grande majorité de la population burundaise en milieu rural, obtenir un crédit relève de l’impossible. Encore plus quand il s’agit d’investir dans l’élevage, considéré comme trop risqué par les banques locales. C’est pourquoi Vétérinaires Sans Frontières développe depuis 2014 un programme de crédit-élevage dans le nord du pays. Dans la province de Ngozi, Claude et Donatien en ont bénéficié. En l’espace de quelques années, ils ont découvert une nouvelle voie dont ils osaient à peine rêver : celle de l’entreprenariat.
A la rencontre de Denise, avicultrice modèle au Burundi
Dans les campagnes burundaises, l’élevage de volaille joue un rôle important dans la sécurité alimentaire et économique. Souvent réservée aux femmes, cette activité leur permet de renforcer leur statut social. Mais encore faut-il en maîtriser les rouages. Le parcours de Denise Kansuraheba le prouve : avec la formation adéquate et quelques appuis matériels, l’aviculture peut devenir une activité hautement rémunératrice. Forte de sa réussite, la sexagénaire est aujourd’hui un modèle pour sa communauté.
L’élevage, une revanche pour les femmes au Burundi
Partout où nous travaillons, les femmes occupent une place de choix parmi nos bénéficiaires. Qu’elles soient mères célibataires ou veuves, elles sont souvent plus sujettes à la précarité et sont donc identifiées en priorité par leur communauté pour bénéficier de nos activités. En leur distribuant des chèvres, nous leur offrons la possibilité de prendre leur revanche sur un passé souvent difficile. Normalement réservé aux hommes, l’élevage est aussi un moyen pour elles de s’affranchir de leur condition féminine. Nous avons fait connaissance avec deux d’entre elles, au nord du Burundi.
10 ans d’approche holistique au Burundi : des milliers de vies transformées
Au Burundi, la surexploitation agricole rend progressivement les terres infertiles. Une problématique qui met en péril la sécurité alimentaire de neuf Burundais sur dix, dépendants de l’agriculture pour leur subsistance. Pour mettre un terme à ce cercle vicieux et stimuler les cultures, l’élevage s’avère redoutablement efficace. Mais posséder des animaux reste hors de portée pour la majorité de la population rurale. C’est pourquoi nous distribuons des chèvres à des familles vulnérables dans le nord du pays. En dix ans, près de 6000 familles ont bénéficié de notre approche holistique.
L’élevage au féminin (I): Clémence, éleveuse de volaille au Burundi
Dans tous les pays d’Afrique où nous travaillons, nous nous battons pour offrir de meilleures chances aux femmes à travers l’élevage. En cette semaine de Journée internationale des Droits des femmes, nous vous proposons de découvrir le parcours de trois femmes qui, de près ou de loin, tirent un revenu de l’élevage. On commence avec Clémence Bizimana, éleveuse de volaille au Burundi.







